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Ce qu'une jeune patiente m'a appris aujourd'hui sur la prévention du sein.

Par Michela · 2. Juni 2026

Ce qu'une jeune patiente m'a appris aujourd'hui sur la prévention du sein.

Parfois, ce ne sont pas les grandes études qui t'apprennent quelque chose de nouveau sur ton propre métier. Parfois, c'est un rire dans une salle d'examen tout à fait ordinaire. Aujourd'hui, une jeune patiente m'a rappelé à quel point la prévention du sein a à voir avec les personnes.

C'était une matinée comme tant d'autres. Une jeune femme est venue pour la mammographie. Elle suit une thérapie à laquelle personne, à son âge, ne s'attend à devoir faire face. Elle aurait pu rester silencieuse. Fermée et prudente. Au lieu de ça, elle prenait de la place, d'une belle manière. Elle a raconté, elle a ri et elle a posé des questions. Quand nous en sommes venues à parler d'information et de sensibilisation, il y a soudain eu de l'énergie dans sa voix.

Une jeune patiente qui s'engage pour que davantage de femmes de son âge sachent ce que signifie vraiment la prévention. Qui parle ouvertement de son expérience. Parce que, quelque part, il pourrait y avoir une autre jeune femme qui vit exactement la même chose et n'en parle à personne. Lors d'une matinée tout à fait normale, elle m'a offert quelque chose auquel je ne m'attendais pas.

La recherche avance pas à pas

Aujourd'hui, la SRF a publié un article qui montre à quel point la recherche sur le cancer du sein a avancé. De nouveaux résultats d'étude venus de Chicago démontrent qu'un test génétique peut épargner la chimiothérapie à un nombre toujours plus grand de patientes. Il prédit avec précision à qui une thérapie supplémentaire apporte vraiment de la sécurité. Des données impressionnantes. Elles concernent la forme la plus fréquente de cancer du sein.

Des pas comme celui-ci sont importants. Ils réduisent la charge physique. Ils préservent la qualité de vie. Ils donnent aux patientes une base de décision qui, il y a dix ans, n'existait pas encore. La science devient plus précise et plus douce. C'est une très bonne nouvelle pour les femmes.

Les personnes ont besoin des personnes

Ce qui a rendu ma patiente si forte ce matin, ce n'était pas la référence à un nouveau test. C'était la rencontre dans la pièce. L'échange. Le regard. Le moment où quelqu'un écoute au lieu de se contenter d'expédier le travail.

Les deux vont ensemble. Recherche et accompagnement humain ne sont pas une alternative à choisir. Ils se soutiennent l'un l'autre.

Ce que je vois en clinique

En plus de douze ans comme technicienne en radiologie, j'ai vu à quel point les femmes abordent différemment la prévention du sein. Certaines viennent tout naturellement, sans jamais manquer un rendez-vous. D'autres repoussent le rendez-vous jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus. D'autres encore sont assises en salle d'attente sans avoir eu personne à qui parler auparavant. Et parfois, quelqu'un comme aujourd'hui est assise en face de moi. En plein milieu d'une phase difficile et malgré tout avec l'énergie d'atteindre les autres.

Ce qui les relie toutes, ce n'est pas en premier lieu le désir du dernier test. C'est le désir de repères. Qui m'explique ce qui se passe ici ? Qui écoute quand j'ai peur ? Qui m'aide à poser les bonnes questions ?

Ces repères, en Suisse aujourd'hui, sont souvent une question de chance. Nous avons d'excellents centres du sein. Nous avons une recherche au plus haut niveau. Ce qui manque le plus souvent, c'est l'accompagnement personnel et calme entre les deux. Le temps entre deux rendez-vous. L'information avant que le diagnostic n'arrive. Le lieu accessible pour poser une question.

Pourquoi je construis Radiosa

Avec Radiosa, je travaille précisément sur ce morceau-là. Pas parce que la technologie devrait remplacer la clinique. Mais parce qu'elle peut créer, entre la salle d'attente et le résultat, un espace que le quotidien clinique n'a souvent pas. Les femmes doivent comprendre ce que signifie la prévention avant de se trouver à un point difficile. Elles doivent connaître leur corps. Elles doivent savoir à qui s'adresser si quelque chose ne va pas. Et elles doivent se sentir vues.

La recherche continuera à faire ses pas. Comme clinicienne, j'apprécie beaucoup ces pas. Ce que je veux construire à côté, ce sont des pas dans l'accompagnement. Pour que ce que la science rend possible parvienne vraiment aux femmes.

Ce qui me reste

La patiente d'aujourd'hui ne m'a pas montré une percée scientifique. Elle m'a montré autre chose. Qu'une femme ouverte et curieuse peut être une enseignante à tout âge. Même pour ses médecins. Et que la prévention du sein, c'est plus que des images et des résultats. C'est aussi la façon dont nous nous rencontrons les unes les autres.

« La recherche crée de nouvelles possibilités. L'accompagnement humain fait qu'elles arrivent vraiment jusqu'aux femmes. Nous avons besoin des deux. »

C'est précisément là que je veux continuer à travailler.

Conseil de lecture

  • SRF Wissen : Traiter le cancer du sein, un test génétique pourrait épargner la chimiothérapie à un nombre encore plus grand de personnes, 2 juin 2026. Vers l'article de la SRF

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Ce qu'une jeune patiente m'a appris aujourd'hui sur la prévention du sein. · Radiosa